Aucun cas n’a été confirmé sur le continent, mais les autorités sanitaires africaines renforcent leur surveillance face au risque d’émergence du hantavirus, transmis par les rongeurs.
Le hantavirus, connu pour provoquer des syndromes pulmonaires et rénaux graves, attire désormais l’attention des responsables de santé publique en Afrique. Bien que le virus n’ait pas encore été détecté localement, sa dangerosité et les taux de mortalité élevés incitent à la prudence.
D’après un rapport conjoint de l’OMS et de l’Africa CDC publié mardi 12 mai, l’Afrique reste vulnérable en raison de capacités de diagnostic limitées et de systèmes de surveillance inégaux. Le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) a annoncé, mardi 05 mai dernier, surveiller de près une situation sanitaire préoccupante relative à un foyer d’infections à hantavirus qui a été identifié à bord du navire de croisière international MV Hondius.
Les experts recommandent une approche coordonnée « One Health », intégrant santé humaine, animale et environnementale, afin d’anticiper une éventuelle émergence.
Selon Marie-Roseline Belizaire, responsable de la réponse aux urgences sanitaires à l’OMS Afrique, « la préparation ne doit pas être confondue avec l’alarmisme ». Elle rappelle que des gestes simples, comme conserver les aliments correctement et fermer les accès aux nuisibles, peuvent réduire considérablement les risques.
Les spécialistes insistent sur des mesures simples : hygiène domestique, conservation correcte des aliments et contrôle des rongeurs. La préparation, rappellent-ils, ne doit pas être confondue avec l’alarmisme. Parallèlement, des formations et webinaires sont organisés pour renforcer les compétences des laboratoires et des équipes de surveillance.
L’urbanisation rapide et les changements climatiques augmentent le risque de zoonoses, dont le hantavirus. La coopération régionale et internationale devient donc centrale, avec des congrès scientifiques et des dispositifs de contrôle sanitaire déjà renforcés dans plusieurs pays.
En l’absence de cas confirmés, la stratégie repose sur la prévention et la communication. Surveillance accrue, dépistage précoce et information des populations sont jugés essentiels pour éviter une propagation silencieuse. Les experts insistent : il faut agir avant l’apparition des premiers cas.

















