Le Nigeria a confirmé un cas de maladie à virus Ebola dans la capitale Abuja, le 20 octobre 2026. La patiente a été testée positive à la souche Bundibugyo, liée à une épidémie qui touche plusieurs pays africains. Les autorités sanitaires recherchent l’origine de l’infection et surveillent les personnes susceptibles d’avoir été exposées.
Une patiente prise en charge à Abuja
Le ministère nigérian de la Santé a confirmé le cas après des analyses de laboratoire réalisées le 20 octobre. La patiente est une femme de 42 ans qui réside à Abuja et qui est revenue d’un séjour à Kampala en Ouganda, au début du mois.
Selon les informations communiquées le 22 octobre par le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), elle a commencé à présenter des symptômes quelques jours après son retour au Nigeria. Elle s’est d’abord rendue dans un établissement de santé privé, pensant souffrir du paludisme. Son état ne s’étant pas amélioré, elle a été admise dans un autre établissement le 11 octobre.
Le diagnostic d’Ebola a été confirmé le 20 octobre. La patiente reçoit des soins et les autorités sanitaires suivent son état de santé. Les informations publiées sur son évolution n’étaient pas toutes concordantes au moment des dernières communications.
Quarante-quatre contacts sous surveillance
Les équipes sanitaires ont identifié 44 personnes ayant été en contact avec la patiente. Elles cherchent à déterminer lesquelles ont pu être exposées au virus et poursuivent les investigations sur ses déplacements.
Le ministère de la Santé a également renforcé les mesures de prévention dans l’établissement où elle a été prise en charge. Le Centre nigérian de contrôle des maladies a activé son dispositif de gestion de crise pour coordonner la réponse.
L’enquête doit notamment permettre d’établir où la patiente a contracté le virus. Son passage par l’Ouganda ne signifie pas nécessairement qu’elle y a été infectée. Les autorités ougandaises ont indiqué que leur pays ne comptait pas de cas actif confirmé au moment des premières communications sur cette affaire.
Une épidémie qui dépasse les frontières
Le cas nigérian provient dans une épidémie de la souche Bundibugyo déclarée en République démocratique du Congo en mai 2026. Des infections ont également été signalées au Kenya et dans d’autres pays touchés par cette flambée.
Cette souche est une forme du virus Ebola. La transmission se produit principalement par contact direct avec le sang ou d’autres liquides biologiques d’une personne infectée, ou avec des objets contaminés. La maladie peut provoquer de la fièvre, une grande fatigue, des vomissements et des diarrhées.
L’Organisation mondiale de la santé appelle les pays de la région à maintenir la surveillance sanitaire, à renforcer les contrôles et à détecter rapidement les cas suspects. Elle ne recommande pas de restrictions générales sur les voyages ou les échanges commerciaux en raison de cette situation.
Le Nigeria a déjà connu une flambée d’Ebola en 2014. À l’époque, les autorités avaient réussi à interrompre la transmission après l’arrivée d’un voyageur infecté. Elles comptent aujourd’hui sur les dispositifs de surveillance, les équipes médicales et le suivi des contacts pour éviter une nouvelle propagation.
Francia Koné.

















