Les espoirs d’une reprise des négociations entre la Russie et l’Ukraine restent fragiles. Alors que Vladimir Poutine s’est dit prêt, en principe, à reprendre des discussions avec Kiev et Washington, de nouvelles frappes russes ont fait des morts et des blessés en Ukraine.
De nouvelles frappes russes sur Kiev
La capitale ukrainienne a été visée par une attaque nocturne de missiles balistiques et de drones dans la nuit du mercredi 21 au jeudi 22 octobre 2026. Selon les autorités ukrainiennes, les frappes ont touché plusieurs quartiers et endommagé des immeubles d’habitation, des infrastructures de transport et des installations énergétiques.
Le bilan communiqué par les autorités fait état d’au moins 2 morts et de 34 blessés dans différentes régions du pays. À Kiev, les explosions ont notamment touché des bâtiments résidentiels et des infrastructures liées au métro.
Les autorités ukrainiennes ont également signalé des dégâts dans la région de Kharkiv, dans le nord-est du pays. Ces attaques surviennent alors que l’Ukraine se prépare à affronter l’hiver et que les frappes sur les infrastructures énergétiques font craindre de nouvelles difficultés d’approvisionnement en chauffage et en électricité.
Moscou accepte le principe de nouvelles discussions
La veille, le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov, avait annoncé que Vladimir Poutine était disposé, en principe, à reprendre des négociations avec l’Ukraine et les États-Unis.
Cette position a été exprimée après une rencontre entre le président russe et Steve Witkoff, l’émissaire du président américain Donald Trump, à Saint-Pétersbourg. L’envoyé américain avait auparavant rencontré Volodymyr Zelensky en Norvège.
Selon les informations communiquées par Moscou, les discussions pourraient reprendre après le 10 novembre. Aucune date définitive n’a toutefois été annoncée.
Le Kremlin souhaite notamment aborder les garanties de sécurité qui pourraient encadrer les relations entre la Russie et l’Ukraine après la fin du conflit. Les précédentes rencontres entre les délégations des trois pays, organisées plus tôt dans l’année, avaient surtout permis des échanges de prisonniers, sans avancée majeure vers un accord de paix.
Zelensky reste prudent
Le président ukrainien a accueilli favorablement l’idée de nouvelles discussions, tout en restant prudent sur les intentions de Moscou. Il défend un cessez-le-feu comme première étape vers un règlement du conflit et demande des garanties de sécurité pour son pays.
Les frappes du 22 octobre multiplient toutefois les doutes sur la possibilité d’une avancée rapide. Volodymyr Zelensky estime que les attaques russes montrent que la position de Moscou n’a pas réellement changé.
L’Ukraine demande également aux États-Unis de renforcer leur soutien militaire, notamment en matière de défense antiaérienne, et de maintenir la pression économique sur la Russie.
Pour l’heure, la reprise des pourparlers reste une possibilité et non un accord conclu. Les combats se poursuivent sur le terrain, tandis que les deux pays restent éloignés sur les conditions d’un arrêt des hostilités.
Francia Koné.

















