L’affaire a pris une tournure judiciaire après le décès d’une patiente à la suite d’une intervention de type Brazilian Butt Lift (BBL). Selon l’Agence Ivoirienne de Presse (AIP), qui rapporte des informations de Police Secours, le suspect aurait quitté les lieux après ce décès avant d’être retrouvé par les enquêteurs de la Police économique.
Une activité présentée sur les réseaux sociaux
Le mis en cause faisait la promotion de ses prestations sur les réseaux sociaux où il se présentait comme un spécialiste de la médecine esthétique. Son activité portait notamment sur le BBL, une intervention destinée à augmenter ou à remodeler le volume des fesses.
Cette technique consiste généralement à prélever de la graisse sur certaines parties du corps pour la réinjecter dans les fesses. Elle nécessite une prise en charge médicale adaptée et comporte des risques lorsqu’elle est réalisée dans de mauvaises conditions.
Selon les informations publiées par Abidjan.net le 21 octobre, l’homme aurait exercé sans autorisation légale ni qualification professionnelle reconnue. L’exploitation de renseignements sur ses activités clandestines a conduit la section Commerce et Contrefaçon de la Direction de la Police économique et financière à intervenir dans le cadre de l’opération Épervier Spécial.
Des produits pharmaceutiques et du matériel médical saisis
Les perquisitions menées dans les locaux qui lui servaient de clinique ont permis aux enquêteurs de découvrir plusieurs équipements et documents.
Parmi les éléments saisis figurent une quantité importante de produits pharmaceutiques, des appareils et du matériel médical, des ordinateurs de bureau et portables, une caméra, un micro ainsi que des cachets portant la mention « Médecin ».
Les enquêteurs ont également retrouvé des documents administratifs, notamment un acte de naissance, une copie de pièce d’identité et un certificat de nationalité.
Ces éléments devront être examinés dans le cadre de la procédure judiciaire afin de déterminer les conditions dans lesquelles les interventions étaient réalisées et les éventuelles responsabilités du suspect.
Plusieurs plaintes enregistrées contre le suspect
L’affaire ne concerne pas uniquement le décès présumé de la patiente. Plusieurs plaintes ont été enregistrées auprès de la Police économique contre le mis en cause.
Les faits dénoncés portent notamment sur la mise en danger d’autrui, l’escroquerie, l’abus de confiance, la tentative de viol et le blanchiment de capitaux
Les motifs détaillés de chaque plainte n’ont toutefois pas été précisés dans les publications consultées. Il convient donc de distinguer les accusations rapportées des faits qui pourront être établis par l’enquête et la justice.
Après l’annonce de son interpellation le 12 octobre, le dossier a connu une nouvelle évolution avec le déferrement du suspect devant l’autorité judiciaire compétente le 20 octobre 2026, selon l’AIP.
Les personnes qui s’estiment victimes invitées à se manifester
Lors de la première annonce de l’interpellation, la police avait invité les personnes estimant avoir subi un préjudice lié aux activités du suspect à se rapprocher de la section Commerce et Contrefaçon de la Police économique, située au Plateau à Abidjan, afin de signaler les faits et de déposer plainte.
Les investigations doivent permettre de vérifier les qualifications professionnelles de l’intéressé, les prestations qu’il proposait et les circonstances du décès évoqué dans cette affaire.
Le déferrement marque une étape de la procédure, mais ne constitue pas une déclaration de culpabilité. Il revient désormais à la justice d’examiner les éléments recueillis et d’établir les responsabilités éventuelles, dans le respect de la présomption d’innocence.
Francia Kone.
















