Le propriétaire du car impliqué dans le tragique accident survenu le 13 juillet 2026 sur l’axe Touba-Biankouma, ainsi que le chef de gare de la compagnie DIARRA TRANSPORT d’Odienné, ont été placés sous mandat de dépôt à la suite de l’ouverture de deux informations judiciaires, a annoncé le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Touba dans un communiqué publié le 29 juillet.
Selon le parquet, Inza DIARRASSOUBA, 47 ans, propriétaire du véhicule, est poursuivi pour homicides involontaires, blessures involontaires, défaut d’assurance automobile, défaut de visite technique, défaut de carte de transport, usage de fausses plaques d’immatriculation et mise en danger d’autrui. Il a été écroué après son déferrement devant le parquet le 24 juillet 2026.
De son côté, Daouda SYLLA, 59 ans, chef de gare de la compagnie DIARRA TRANSPORT d’Odienné, a été placé sous mandat de dépôt le 28 juillet. Il est poursuivi pour surnombre de passagers dans un véhicule affecté au transport commercial et mise en danger d’autrui.
Le drame s’était produit le lundi 13 juillet 2026 à 9 h 45, à proximité du village de Zouzousso 3, sur l’axe Touba-Biankouma. Le car, qui assurait une liaison au départ d’Odienné, transportait 91 personnes alors que sa capacité maximale autorisée était de 69 places.
L’accident a coûté la vie à 39 personnes, parmi lesquelles le chauffeur et son apprenti. Quarante-cinq autres passagers ont été blessés, tandis que sept sont sortis indemnes.
D’après les premiers résultats de l’enquête préliminaire, le chauffeur aurait perdu le contrôle du véhicule après l’éclatement du pneu avant droit. Le car a ensuite terminé sa course dans le fleuve Bafing, en crue au moment des faits, où il s’est retrouvé partiellement immergé.
Les investigations menées par le parquet ont également révélé plusieurs irrégularités ayant contribué à la gravité du drame. Les enquêteurs évoquent notamment la surcharge du véhicule, une vitesse excessive, l’absence de visite technique, le défaut d’assurance automobile ainsi que l’absence de carte de transport. En outre, de sérieux soupçons de falsification pèsent sur les plaques d’immatriculation du véhicule.
Le Procureur de la République précise que les poursuites engagées s’appuient sur les dispositions de la loi n°63-527 du 26 décembre 1963 relative aux infractions en matière de police de la circulation ainsi que sur les articles 392 et 393 du Code pénal.

















