Parmi les accusés figurent le colonel Kassoum Goïta, ancien directeur de la Sécurité d’État, ainsi que Kalilou Doumbia, ex-secrétaire général de la présidence. Trois autres civils et militaires sont également poursuivis pour « tentative de complot contre le gouvernement », des accusations qu’ils rejettent.
Les six hommes avaient été arrêtés à l’automne 2021. Selon leurs avocats, ils auraient été enlevés par les services de renseignement avant d’être soumis à des actes de torture. Depuis leur incarcération, leurs défenseurs dénoncent une longue détention sans jugement et estiment que leurs clients sont victimes d’un procès à caractère politique.
Cette affaire remonte à la période qui a suivi les deux coups d’État de 2020 et 2021 au Mali. Les prévenus étaient considérés comme des proches de Bah N’Daw, renversé lors du second putsch qui a porté au pouvoir les militaires dirigés par Assimi Goïta.
Au fil de la procédure, certaines décisions de justice avaient pourtant semblé leur être favorables. Deux des accusés avaient notamment été mis hors de cause en 2022, sans toutefois retrouver la liberté. Depuis, leurs demandes de remise en liberté provisoire ont toutes été rejetées.
Le procès est très attendu par leurs proches et leurs avocats, qui espèrent obtenir leur acquittement. Ils dénoncent également l’absence de suites judiciaires à une plainte déposée en 2021 pour des faits présumés de torture visant de hauts responsables des services de sécurité maliens.
Francia Kone.

















