Le ministère de l’Éducation nationale du Sénégal a officiellement acté la suppression du concours d’entrée en classe de sixième à compter de la session 2026, une décision annoncée fin février dans une directive adressée aux autorités académiques. Cette réforme marque un tournant important dans l’organisation du système éducatif sénégalais.
Jusqu’ici, les élèves de CM2 devaient réussir un concours national pour accéder au collège. Désormais, le passage en sixième se fera sur la base du Certificat de fin d’études élémentaires (CFEE), qui reste maintenu mais réaménagé. L’objectif affiché par les autorités est de rendre le système plus équitable, en supprimant une barrière jugée sélective et parfois discriminante pour les élèves issus de milieux défavorisés ou ruraux.
L’objectif affiché par le ministre est clair : lever les barrières sélectives pour se conformer aux exigences de la scolarité obligatoire. Pour réussir ce pari, les inspecteurs d’Académie sont appelés à anticiper plusieurs chantiers : un dispositif d’accompagnement sera mis en place dès à présent pour les candidats, des mécanismes de transition seront établis en collaboration avec les principaux de collège pour faciliter le passage des élèves. Et une évaluation des capacités d’accueil et des besoins en personnel dans le cycle moyen est lancée pour absorber le flux de nouveaux collégiens.
Selon le ministère, cette mesure vise également à aligner le dispositif éducatif sur le principe de la scolarité obligatoire et à fluidifier la transition entre le primaire et le secondaire. Les inspections académiques ont été instruites d’anticiper l’augmentation potentielle des effectifs en collège, en évaluant les capacités d’accueil et en renforçant l’accompagnement pédagogique.
Si la réforme est saluée par certains comme une avancée vers une éducation plus inclusive, elle suscite aussi des interrogations sur les capacités d’absorption des établissements et sur le maintien du niveau académique. Les autorités assurent toutefois que des mesures d’encadrement et de suivi seront mises en place pour garantir la qualité de l’enseignement.

















