Le projet de diffuser en direct l’exécution d’un ancien militaire condamné pour la tuerie de Fort Hood, au Texas, a provoqué une vive controverse aux États-Unis. Jeudi 15 octobre 2026, Donald Trump a annoncé que cette retransmission n’aurait finalement pas lieu. La peine capitale reste toutefois programmée.
La retransmission en direct de l’exécution de Nidal Malik Hasan ne se fera finalement pas. Le président américain Donald Trump a annoncé ce jeudi 15 octobre 2026, l’abandon de cette diffusion qui avait suscité de nombreuses réactions dans le pays.
Le projet avait été défendu par le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth. L’idée de montrer publiquement une exécution par peloton d’exécution a toutefois rencontré des oppositions, y compris parmi des responsables politiques des deux principaux partis américains.
Dans un message publié sur Truth Social, Donald Trump a confirmé que le condamné serait exécuté comme prévu tout en précisant que l’événement ne serait pas retransmis en direct. Il a également indiqué que les proches des victimes pourraient assister à l’exécution en personne.
Une affaire liée à la tuerie de Fort Hood
Nidal Malik Hasan est un ancien major et psychiatre de l’armée américaine. Le 5 novembre 2009, il avait ouvert le feu sur la base militaire de Fort Hood au Texas, tuant 13 personnes et en blessant 32 autres.
Les faits s’étaient déroulés dans un bâtiment médical où des militaires attendaient notamment des examens avant leur déploiement. Hasan avait été reconnu coupable par une juridiction militaire en 2013 et condamné à mort. Blessé par les forces de l’ordre lors de son arrestation, il est depuis paralysé à partir de la taille.
Une peine capitale toujours programmée
Malgré le retrait du projet de retransmission, l’exécution de Nidal Malik Hasan demeure prévue pour le 3 décembre 2026. Elle doit avoir lieu sur la base militaire de Fort Hood au Texas, par peloton d’exécution.
Si elle est réalisée à cette date, elle constituera la première exécution par peloton d’exécution de l’armée américaine depuis 1945 et la première exécution militaire américaine depuis 1961, toutes méthodes confondues.
Le débat autour de cette affaire porte désormais notamment sur les conditions dans lesquelles la peine sera appliquée. L’abandon de la diffusion en direct ne remet pas en cause à ce stade, la décision d’exécuter le condamné.
Francia Kone.

















