Malgré un contexte mondial marqué par des tensions commerciales, la hiérarchie des principaux partenaires africains de la Chine reste stable en 2025, avec des dynamiques contrastées selon les pays.
En 2025, le commerce entre la Chine et l’Afrique a atteint 348 milliards de dollars US, soit une hausse de 17,7 % par rapport à 2024. Comme l’année précédente, cette progression a été largement tirée par la hausse des exportations chinoises, qui se sont élevées à 225 milliards USD,contre 123 milliards USD d’importations en provenance du continent africain.
Contrairement à 2024, la croissance des exportations chinoises vers l’Afrique a largement dépassé celle des importations : +25,8 % pour les exportations, contre seulement +5,4 % pour les importations – une progression, par ailleurs, inférieure à celle observée en 2024 (+6,9 %).
Ces données, issues des douanes chinoises, confirment à la fois la vitalité des échanges sino-africains et la persistance de leur déséquilibre structurel. La Chine continue d’enregistrer un important excédent commercial, estimé à près de 122 milliards de dollars US, et importe toujours relativement peu en provenance d’Afrique.
Le classement demeure inchangé, dominé par l’Afrique du Sud qui totalise 53,7 milliards de dollars d’échanges selon les douanes chinoises, avec un excédent d’environ 8 milliards. Des chiffres contestés par Pretoria, qui évoque un volume plus faible mais un excédent plus important en faveur de la Chine, illustrant des divergences statistiques notables.
Le Nigeria se hisse à la deuxième place avec 28 milliards de dollars d’échanges, portés par une forte hausse des exportations chinoises. Il devance ainsi la République démocratique du Congo, dont les échanges ralentissent après l’interdiction des exportations de cobalt, bien que le pays conserve un large excédent commercial.
L’Angola et l’Égypte complètent le top 5. Dans un contexte de redéploiement commercial chinois vers l’Afrique, la suppression des barrières tarifaires n’a toutefois pas permis de corriger le déséquilibre structurel, soulignant l’urgence pour les pays africains de renforcer leur industrialisation.
















