Cette structure devrait accueillir des investisseurs extérieurs, avec une participation minoritaire, tout en laissant à la Fifa le contrôle des décisions liées à la gouvernance du football et à l’organisation de ses compétitions. L’objectif est de renforcer les revenus de l’institution et de financer davantage de programmes de développement dans les différentes fédérations.
Selon la Fifa, cette nouvelle entité pourrait permettre de mobiliser plus de 10 milliards de dollars sur les quatre prochaines années. L’organisation assure que les bénéfices générés seront réinvestis dans le football à travers un nouveau mécanisme de financement destiné à soutenir ses membres.
Mais le projet ne fait pas l’unanimité. Plusieurs fédérations européennes dénoncent un manque de dialogue et craignent une transformation profonde du modèle actuel du football. Le président de la Fédération française de football, Philippe Diallo, a estimé que cette annonce soulevait « beaucoup d’interrogations », regrettant que les fédérations n’aient pas été associées aux discussions.
L’UEFA et plusieurs fédérations nationales, notamment l’Angleterre et l’Allemagne, ont également exprimé leurs inquiétudes. Une réunion d’urgence des instances européennes est prévue afin d’examiner les conséquences de cette réforme. Certains médias évoquent même la possibilité d’actions plus fortes, comme un éventuel boycott de la Coupe du monde, si le projet était maintenu sans concertation.
Francia Kone.

















