Selon les éléments examinés par le tribunal, les faits remontent au 30 avril 2024. L’accusé entretenait depuis plusieurs semaines des contacts avec la victime, qu’il tentait de séduire en lui rendant régulièrement visite et en lui offrant des cadeaux. Malgré ses nombreuses démarches, la jeune femme n’avait jamais donné une réponse favorable à ses avances.
Le jour des faits, l’institutrice s’était rendue à Bouna pour effectuer des achats. Profitant de l’occasion, le prévenu lui a proposé de déposer ses effets personnels à son domicile avant de poursuivre ses courses. À son retour en fin de journée, il l’aurait retenue contre son gré, avant de l’agresser physiquement et de la violer.
Les cris de la victime ont attiré l’attention du voisinage. Alertés par la situation, des riverains ont exigé l’ouverture de la porte. Sous leur pression, le mis en cause a fini par laisser sortir la jeune femme, qui s’est enfuie en état de choc.
Reconnu coupable, l’agent pénitentiaire a été condamné à dix ans d’emprisonnement. Au cours de son procès, il a exprimé des regrets. Cette décision de justice met fin à une affaire qui avait suscité une vive émotion à Bouna, en raison de la gravité des faits reprochés et de la fonction occupée par le condamné.
Francia Kone.

















