L’ancien député malien et membre du Conseil national de transition (CNT), Mamadou Hawa Gassama, a recouvré la liberté mardi à Abidjan, après sept mois passés en détention. Sa libération intervient à la faveur d’une grâce présidentielle accordée par le chef de l’État ivoirien, Alassane Ouattara.
Détenu à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA), il avait été condamné à trois ans de prison ferme et à une amende de cinq millions de francs CFA pour offense au chef de l’État, incitation à la haine et atteinte à la sûreté de l’État.
Interpellé le 30 juillet 2025 lors d’un séjour privé en Côte d’Ivoire, il était poursuivi pour des propos critiques tenus sur les réseaux sociaux et dans les médias à l’encontre du président ivoirien, dans un contexte marqué par les sanctions de la CEDEAO contre le Mali après les coups d’État militaires.
Jugé début janvier 2026, Mamadou Hawa Gassama avait reconnu les faits et présenté ses excuses, alors que le parquet avait requis cinq ans d’emprisonnement. La décision du tribunal avait finalement retenu une peine de trois ans. Sa remise en liberté n’a été rendue possible que par la grâce présidentielle, alors qu’un appel était en cours de préparation par sa défense.
















