Le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno a annoncé la suppression des visas d’entrée pour tous les ressortissants africains à compter du 1er janvier 2027. Une mesure qui ambitionne de renforcer l’intégration régionale et de positionner le Tchad comme un hub continental.
C’est à l’occasion du Forum africain de l’eau, organisé à N’Djamena en partenariat avec la Banque mondiale le mercredi 15 juillet dernier que le chef de l’État a déclaré que « le Tchad, pays de Toumaï, berceau de l’humanité, ouvre ses frontières et supprime les visas pour tous les Africains ». Cette décision s’inscrit dans une dynamique continentale où plusieurs pays assouplissent leurs politiques de mobilité.
Les modalités pratiques de cette réforme restent à préciser, notamment la durée de séjour autorisée et les mécanismes de contrôle. Mais pour un pays enclavé comme le Tchad, l’enjeu est de faciliter les déplacements des entrepreneurs, diplomates, touristes et commerçants, tout en stimulant les échanges avec ses voisins. En 2025, les flux commerciaux intra-africains du Tchad ont atteint 312,5 milliards FCFA, principalement avec le Cameroun, le Nigeria et la Libye.
Le gouvernement espère également donner un nouvel élan au tourisme, encore marginal dans l’économie nationale. Sa contribution au PIB est inférieure à 0,5 %, mais les autorités ambitionnent de la porter à 3 % d’ici 2030 grâce au plan « Tchad connexion 2030 ».
Avec cette initiative, le pays rejoint un cercle restreint de nations africaines ayant déjà adopté des politiques similaires, telles que le Rwanda, le Bénin, le Ghana ou le Kenya. Ces mesures traduisent une volonté croissante de lever les obstacles à la mobilité, considérée comme essentielle pour accélérer l’intégration économique africaine et tirer parti des opportunités offertes par la ZLECAf.

















