Le président du PDCI-RDA, Tidjane Thiam, candidat à l’élection présidentielle de 2025, déclare recevoir menaces de mort à cause de ses critiques envers le pouvoir.
Depuis plusieurs mois, Tidjane Thiam adopte une posture critique face au gouvernement en place. Il n’hésite pas à dresser un bilan négatif de la gestion actuelle, suscitant ainsi des tensions. Cette prise de position engagée lui vaut aujourd’hui des menaces de mort répétées.
Dans un entretien accordé à la chaine France 24, le président du PDCI-RDA a révélé recevoir des intimidations presque quotidiennes. Il insiste sur la gravité de la situation et le climat de peur qui s’installe à l’approche de l’élection présidentielle.
Interrogé sur ces menaces, Tidjane Thiam affirme qu’elles sont claires et récurrentes. « Je reçois des menaces quasi quotidiennes sur ma sécurité physique, certaines vraiment explicites. Des menaces de mort ? OUI », a-t-il déclaré. Il souligne que ces avertissements surviennent après certaines de ses prises de parole publiques.
Selon lui, des personnes influentes lui feraient comprendre que sa sécurité ne pourrait être garantie s’il persistait dans ses critiques. Sans accuser directement le pouvoir en place, il évoque des « personnes autorisées » comme étant à l’origine de ces pressions.
Pour Tidjane Thiam, ces menaces révèlent une situation plus large : la peur qui plane sur la vie politique ivoirienne. « On me reproche de parler de la peur. Il y a des gens qui n’osent même pas prendre de photo avec moi. On se bat pour que la Côte d’Ivoire soit libérée de la peur », a-t-il confié.
Malgré cette atmosphère pesante, le candidat à la présidentielle reste déterminé. Il affirme ne pas se laisser intimider et continue de préparer activement son programme politique. Son objectif reste clair : convaincre les Ivoiriens et remporter l’élection présidentielle d’octobre 2025.
Alors que la course à la présidence s’intensifie, les déclarations de Tidjane Thiam ajoutent une tension supplémentaire au débat politique. La question de la sécurité des candidats et de la liberté d’expression en période électorale devient une préoccupation majeure.
Face à ces menaces, reste à voir quelles dispositions seront prises pour assurer un climat électoral serein et équitable en Côte d’Ivoire.
K.A

















