Dans un entretien avec Jeune Afrique, A’Salfo exprime ses préoccupations face aux tensions politiques et insiste sur l’importance du dialogue.
La présidentielle ivoirienne 2025 suscite des inquiétudes, y compris parmi les artistes. « Il n’y a pas un Ivoirien qui n’a pas une appréhension », confie A’Salfo à Jeune Afrique le 12 mars 2025. Le leader de Magic System insiste sur la nécessité d’un climat politique apaisé.
Face aux tensions, l’artiste met en avant l’importance du dialogue. « Il faut que les gens s’écoutent, que les gens puissent s’entendre, de sorte qu’il n’y ait pas de frustrés », affirme-t-il.
A’Salfo, fondateur du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (Femua), intègre cette année le civisme parmi les thématiques principales de l’événement prévu du 17 au 20 avril à Abidjan. Un choix qui reflète ses préoccupations quant à la situation politique.
« Un artiste, ce n’est pas celui qui divise. C’est celui qui rassemble », déclare-t-il. Se revendiquant neutre, il souligne son accès à toutes les figures politiques du pays : « Aujourd’hui, je suis libre de rentrer chez le président Tidjane Thiam, de rentrer chez le président Laurent Gbagbo, de rentrer chez le président Alassane Ouattara ».
L’histoire récente de la Côte d’Ivoire rappelle l’importance de la stabilité. « On a déjà vécu quelque chose que l’on ne veut pas revivre », affirme A’Salfo, en référence à la crise post-électorale de 2010-2011.
Selon lui, la responsabilité incombe à la classe politique : « L’artiste ne doit pas avoir de parti pris s’il veut que son message soit fédérateur ». Son objectif est clair : sensibiliser et encourager l’écoute entre tous les acteurs pour garantir une élection pacifique.
Le message du leader de Magic System résonne comme un plaidoyer pour une démocratie inclusive, où le dialogue prime sur la division.
K.A
















