En détention depuis plusieurs mois, le journaliste nigéro-ivoirien Serge Adou a été fixé sur son sort. Poursuivi pour « atteinte à la sûreté de l’État » burkinabè, il a été jugé au Niger.
Arrêté fin août 2024 dans le cadre d’une enquête sur une tentative de déstabilisation au Burkina Faso, il avait été placé en détention en septembre, puis inculpé en novembre 2024 pour atteinte à la sûreté de l’État.
Le 21 novembre 2025, ce chef d’accusation a été confirmé par le tribunal, qui l’a reconnu coupable et condamné à deux ans de prison ferme, selon plusieurs sources concordantes.
Les autorités burkinabè l’accusent d’avoir apporté une aide logistique à l’un des cerveaux présumés de la tentative de déstabilisation, notamment en l’hébergeant. Des accusations que l’intéressé a rejetées en bloc.
Son arrestation avait accentué les tensions entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Dans la foulée, un activiste burkinabè proche du régime d’Ibrahim Traoré avait été interpellé à Abidjan pour des faits similaires, avant de décéder en détention.

















