Les téléphones africains sont désormais au cœur d’une offensive massive de fraudes automatisées. Un rapport de Truecaller révèle qu’en 2025, le continent est devenu l’épicentre mondial des spams téléphoniques, avec des taux alarmants dans plusieurs pays.
L’étude montre que le Nigeria est le pays le plus touché au monde, avec 51 % des appels inconnus identifiés comme des spams. L’Éthiopie suit de près avec 49 %, tandis que l’Afrique du Sud enregistre 30 % et le Kenya 15 %.
Au-delà des statistiques, le rapport met en lumière une spécificité africaine : une part importante des appels provient directement de systèmes automatisés liés aux opérateurs télécoms. Au Nigeria, 35 % des sollicitations sont générées par ces plateformes, brouillant la frontière entre marketing légitime et escroquerie. Cette ambiguïté rend la régulation plus complexe et expose davantage les consommateurs, expliquent certains chercheurs.
Face à cette explosion des spams, les autorités et opérateurs africains doivent relever un défi majeur : protéger les usagers tout en encadrant les pratiques commerciales. La lutte contre les fraudes automatisées devient ainsi un enjeu stratégique pour préserver la crédibilité des télécommunications sur le continent.

















