La Côte d’Ivoire a enregistré 8 782 cas de violences basées sur le genre (VBG) en 2023, un chiffre qui met en lumière l’ampleur croissante de ce phénomène dans le pays. Cette situation inquiétante, bien que prise en charge par des dispositifs d’aide aux victimes, reste un défi majeur. En réponse à cette réalité, le pays a lancé le lundi 25 novembre 2024 les 16 jours d’activisme pour une tolérance zéro face aux violences sexistes. Cette campagne vise à sensibiliser la population et à promouvoir une culture de dénonciation et de prévention.
Les derniers chiffres sont particulièrement alarmants. En effet, on dénombre, selon les études récentes, 1 067 cas de viols, 6 717 cas de violences domestiques, 3 283 cas de violences infantiles, 154 cas de VBG touchant des personnes en situation de handicap, et 445 cas impliquant des mineurs. Ces statistiques révèlent non seulement l’ampleur du phénomène mais aussi la diversité des victimes, qui vont des femmes aux enfants, en passant par les personnes handicapées.
Face à cette situation, le Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant redouble d’efforts pour lutter contre ce fléau. L’une des priorités reste de rompre le silence et d’encourager la population à signaler toute forme de violence. Ainsi, les autorités mettent en avant la coopération avec les forces compétentes pour traquer et punir les auteurs de ces violences. De plus, des structures d’accueil ont été mises en place pour apporter un soutien psychosocial, médical et juridique aux victimes. Ces dispositifs visent à offrir aux victimes un environnement propice à leur réinsertion et à leur guérison.
Le Ministère de la Femme rappelle que pour atteindre des résultats concrets et durables, la mobilisation de tous est essentielle. Les autorités invitent donc la société à participer activement à la lutte contre les VBG, notamment à travers des actions de sensibilisation sur l’ensemble du territoire national. Ce n’est qu’à travers une collaboration étroite entre les pouvoirs publics, la société civile et les communautés que la Côte d’Ivoire pourra espérer réduire significativement les violences basées sur le genre et garantir la sécurité et le bien-être de ses citoyens, en particulier les plus vulnérables.
Diane Soro

















