À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, célébrée le 25 avril, à Anyama, les autorités sanitaires ivoiriennes ont rappelé les progrès réalisés et appelé à une mobilisation collective pour éradiquer la maladie d’ici 2030.
Le ministère de la Santé, de l’hygiène publique et de la couverture maladie universelle, à travers le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), a marqué cette journée sous le thème : « Mettre fin au paludisme : maintenant, c’est possible. Agissons ensemble ».
Le ministre Pierre Dimba a souligné que le paludisme reste responsable de près de 30 % des consultations médicales et demeure la première cause de morbidité chez les enfants de moins de cinq ans. En 2025, l’incidence atteignait 231 cas pour 1 000 habitants. Toutefois, les décès liés à la maladie ont fortement reculé, passant de 1 534 en 2022 à 125 en 2025, grâce à une meilleure utilisation des moustiquaires imprégnées, dont le taux d’usage est passé de 68 % à 81 % en quatre ans.
Ces avancées sont attribuées à des interventions ciblées, chimio-prévention saisonnière, introduction du vaccin antipaludique, traitement préventif chez les femmes enceintes et distribution régulière de moustiquaires. Le ministre a exprimé sa gratitude envers les partenaires techniques, les autorités locales, les communautés religieuses et la société civile, tout en appelant à une mobilisation nationale pour atteindre l’objectif d’une Côte d’Ivoire sans paludisme à l’horizon 2030.
De son côté, le directeur coordonnateur du PNLP, Dr Tano Mea Antoine, a insisté sur l’adoption de comportements préventifs, notamment l’usage systématique des moustiquaires, la vaccination et l’assainissement de l’environnement.

















