Cette réforme prévoit la fermeture de 14 ambassades, dont cinq situées en Afrique, l’Algérie, l’Éthiopie, le Ghana, le Sénégal et l’Afrique du Sud. Plusieurs autres représentations diplomatiques en Europe, en Amérique et en Asie sont également concernées.
Selon le président élu, cette décision vise à réduire les dépenses liées au fonctionnement du service extérieur et à réorienter les économies réalisées vers des secteurs prioritaires comme la sécurité, la santé, l’éducation et les infrastructures.
Abelardo de la Espriella prévoit également de fusionner certaines missions diplomatiques, notamment en France et en Italie, afin d’optimiser les ressources. Il a par ailleurs annoncé l’abandon du projet d’ouverture d’une ambassade colombienne en Palestine.
Si la fermeture de certaines représentations ne signifie pas automatiquement une rupture des relations diplomatiques, le futur chef de l’État a annoncé une exception pour Cuba et le Nicaragua, avec lesquels il souhaite mettre fin aux liens diplomatiques.
Cette réorganisation marque une nouvelle orientation de la politique étrangère colombienne, en rupture avec celle menée par le président sortant Gustavo Petro. La mesure divise toutefois l’opinion : certains y voient une manière de réduire les dépenses publiques, tandis que d’autres craignent un recul de l’influence internationale de la Colombie, notamment en Afrique.
Francia Koné.















