La pollution des réseaux d’eau inquiète les autorités locales. Le préfet d’Agboville a convoqué en urgence les responsables administratifs et techniques pour faire face à une crise sanitaire liée à l’orpaillage clandestin.
Le préfet Sihindou Coulibaly a réuni, ce lundi 3 août, les chefs de villages, sous-préfets et services techniques après la constatation d’une forte turbidité dans l’eau distribuée à Agboville, Grand-Morié, Attobrou et Yapo. Les premières analyses pointent l’orpaillage illégal dans le Moronou, source du fleuve Agbo, comme responsable de la contamination au cyanure et au mercure.
Malgré les investissements massifs de l’État (près de 50 milliards de FCFA pour la région), la pollution met en péril les efforts d’accès à l’eau potable. L’ONEP a relevé un taux de turbidité de 850, largement au-dessus de la norme fixée à 5, et avertit des risques de cancers, troubles respiratoires et maladies hydriques (typhoïde, choléra).
En attendant les résultats du LANADA, les autorités recommandent de privilégier l’eau embouteillée ou des forages privés, de traiter l’eau des puits et annoncent un approvisionnement par camions-citernes. Une opération des Eaux et Forêts est prévue pour démanteler les sites d’orpaillage clandestin.

















