À l’occasion de la Journée internationale de la non-violence, célébrée le 2 octobre 2026, le Parti Humaniste de Côte d’Ivoire (PHCI) invite le gouvernement à faire de la concertation et de la dignité humaine le socle de l’action publique.
Dans une déclaration signée de son président, SIRI Issa, la formation politique estime que la violence ne se résume ni à la guerre ni à la force physique.
« La violence, ce n’est pas seulement l’absence de guerre ou le recours à la force physique », rappelle le parti d’emblée.
Selon lui, elle prend aussi des formes plus silencieuses : discriminations, inégalités, précarité, difficulté d’accéder à un logement décent, à l’eau potable, à l’électricité, aux soins ou à une éducation de qualité.
Le PHCI a une pensée particulière pour les populations déguerpies, notamment à Zimbabwe, à Koumassi Campement et dans d’autres quartiers. Il y voit une violence lorsque des familles sont contraintes de quitter leur logement sans solution digne et durable, ou lorsque les décisions publiques sont prises sans véritable dialogue avec les personnes concernées.
« Derrière chaque déguerpissement, il y a des familles, des enfants, des personnes âgées, des travailleurs et des communautés qui ont besoin d’écoute, de respect et de solutions concrètes », souligne la déclaration.
Le parti élargit sa réflexion à l’environnement. Il dénonce la destruction des forêts, des cours d’eau, de la faune et de la flore, notamment à travers l’orpaillage clandestin, et toutes les activités qui compromettent l’avenir des générations présentes et futures.
Pour le PHCI, la non-violence ne doit pas rester un idéal célébré le temps d’une journée internationale. Elle doit devenir « une manière de gouverner, de décider et de construire la société », fondée sur le dialogue, la prévention, la justice sociale et la protection des plus vulnérables.
Le parti demande donc au gouvernement de promouvoir une politique « véritablement humaniste », plaçant le bien-être, la dignité, la sécurité et les droits des populations au cœur de l’action publique. Toute décision touchant la vie des citoyens devrait, selon lui, être précédée d’une réelle concertation et accompagnée de mesures préservant leurs conditions de vie.
Il réclame aussi une action plus ferme contre les violences faites aux femmes et aux enfants, contre les discriminations, contre l’exploitation des personnes vulnérables et contre la dégradation de l’environnement. « La paix véritable ne peut exister sans justice, sans solidarité et sans respect de la nature », affirme-t-il.
La non-violence n’incombe pas qu’aux gouvernants, précise encore le PHCI. Elle concerne aussi les institutions, les organisations politiques et sociales, et chaque citoyen. Elle commence, dit-il, par l’écoute, le respect de l’autre et le refus de l’humiliation.
Le président SIRI Issa conclut par la devise de sa formation : « Traitons les autres comme nous voudrions être traités », pour une Côte d’Ivoire « humaniste, unie, disciplinée et travailleuse ».

















