La Commission Électorale Indépendante (CEI) a publié, le lundi 17 mars 2025, la liste électorale provisoire. Parmi les personnalités exclues figure Charles Blé Goudé, président du Congrès pour la Justice et l’Égalité des Peuples (Cojep). L’ancien leader des Jeunes Patriotes n’a pas tardé à réagir.
Il a exprimé son indignation face à cette radiation, estimant qu’elle repose sur des motifs infondés. « Je ne suis pas surpris, tout avait été mis en œuvre pour en arriver à cela. Cette décision est basée sur du faux », a-t-il déclaré.
Condamné par contumace à 20 ans de prison par la justice ivoirienne pour des faits liés à la crise post-électorale de 2010-2011, Charles Blé Goudé voit ses droits civiques suspendus. Cette condamnation, selon lui, repose sur des éléments erronés.
Il a notamment rappelé les circonstances de son procès : « Un huissier se rend à mon domicile à Yopougon et demande à mes voisins où je suis. Ils répondent ne pas savoir, alors que tout le monde savait que j’étais à La Haye. » Jugé par la Cour Pénale Internationale (CPI), il a été acquitté des charges qui pesaient contre lui.
Charles Blé Goudé estime que cette radiation vise à l’empêcher de se présenter à l’élection présidentielle de 2025. « On ne peut pas m’enchaîner politiquement pour m’empêcher de participer à la vie politique de mon pays », a-t-il affirmé avec détermination.
Refusant de se laisser exclure du jeu politique, il a réitéré son engagement à faire valoir ses droits. « Je vais me battre pour la restauration de mes droits civiques », a-t-il conclu.
Cette radiation, qui suscite déjà de nombreuses réactions, pourrait avoir des répercussions sur le paysage politique ivoirien à l’approche des échéances électorales.
K.A

















