Lors de son intervention le 18 mars 2025, dans l’émission Le Grand Talk , Assalé Tiémoko a affirmé que le cas de Laurent Gbagbo devait être réglé par une approche politique plutôt que judiciaire.
Il a réagi à l’absence de Gbagbo sur la liste électorale provisoire, ainsi qu’à celle de Guillaume Soro et Charles Blé Goudé, après la publication de cette liste le 17 mars. Le président du mouvement “AUJOURD’HUI ET DEMAIN, LA CÔTE D’IVOIRE” (ADCI) a soutenu qu’une solution politique était la seule réponse adéquate à cette situation.
En effet, Assalé Tiémoko a souligné que le cas de Gbagbo ne relève plus de la justice, mais de la volonté politique des acteurs et dirigeants actuels. Selon lui, la justice ayant déjà tranchée, elle ne devait plus être un obstacle.
Il a rappelé un principe qu’il juge essentiel : « Lorsqu’un problème est politique, il doit être résolu politiquement. La loi ne peut pas tout régler, surtout après une décision judiciaire », affirme le maire de Tiassalé. Cette position s’oppose aux justifications juridiques avancées par certaines pour exclure l’ancien président de la liste électorale.
Critique de la proposition d’une loi d’amnistie, Assalé Tiémoko a exprimé son scepticisme envers les solutions législatives. Il a insisté sur son expérience personnelle, en alléguant que de nombreuses propositions de loi, dont les siennes, n’avaient jamais été débattues au Parlement, remettant en question l’efficacité d’une telle démarche. Pour lui, la clé réside dans la tradition politique ivoirienne : « En Côte d’Ivoire, nos différends ont toujours été résolus par des décisions politiques pour avancer. Pourquoi ne pas suivre cette voie aujourd’hui ? », a-t-il déclaré.
Il a également averti que le pays était déjà en crise pré-électorale, redoutant la répétition d’un cycle de tensions sur fond de conflits politiques. « Nous devons anticiper et résoudre ce problème dès maintenant pour éviter que le débat politique ne soit pollué par des débats inutiles », a-t-il conclu.
K.A

















