Dans la commune d’Abobo, quartier N’dotré, le commissariat du 41e arrondissement poursuit sans relâche son travail de sécurisation.
Sous la houlette du commissaire Koné, une nouvelle opération vient de mettre fin aux agissements de deux bandes rivales qui tentaient d’imposer leur loi : les gangs « Poki » et « Choco ».
Depuis le démantèlement, le 5 mai 2025 à Kobakro, du tristement célèbre gang « Abron », le quartier avait retrouvé un semblant de tranquillité. Les habitants pouvaient enfin circuler sereinement, les commerçantes fréquenter le marché sans crainte, et les riverains profiter de leurs matinées autour d’un café, sans craindre les violences urbaines.
Mais comme le dit un proverbe bien connu : « Coupez la tête du serpent, d’autres reptiles surgiront. » Profitant du vide laissé par la disparition du gang « Abron », deux nouvelles bandes ont tenté de reprendre la main. Leur ambition ? Contrôler le trafic de drogue, imposer leur autorité à coups de machettes et instaurer leur domination dans la zone.
Violences en pleine rue
Tout a basculé le mercredi 18 juin 2025, aux alentours de 18h, dans le secteur du Colatier. Des affrontements violents éclatent entre deux groupes de jeunes armés de machettes, qui s’en prennent également aux passants. Alertée, la police du 41e arrondissement intervient promptement et engage une course-poursuite. Deux individus sont interpellés :
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S.Y., alias Djaba, 23 ans, qui se présente comme électricien,
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S.A., alias Amo, 19 ans, couturier de façade, connu surtout pour d’autres activités moins légales.
Les deux jeunes hommes sont identifiés comme membres du gang « Choco ».
Une querelle entre gangs rivaux
Au cours de leur audition, les deux suspects passent rapidement aux aveux. Ils déclarent avoir été envoyés par un certain D., alias Choco, afin de venger l’agression d’un des leurs par le gang adverse. En cause : un vol de drogue et de comprimés “Khadafi”.
L’enquête s’accélère, et dans les heures qui suivent, les forces de l’ordre procèdent à l’arrestation de deux autres figures centrales :
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D.A., alias Poki, 22 ans, présenté comme le chef du gang éponyme,
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K.A., alias Logros, 21 ans, gérant d’un kiosque à café reconverti en base d’opérations criminelles.
Lors de leur interpellation, les policiers saisissent deux machettes ainsi que plusieurs amulettes utilisées pour se « protéger » lors des affrontements.
Aveux croisés et violences constatées
Confrontés à leurs rivaux du gang « Choco », les mis en cause se renvoient la responsabilité du déclenchement des violences. Chacun accuse l’autre d’avoir initié l’attaque. Mais les faits sont là : l’affrontement a laissé des traces.
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Logros, malgré ses talismans, a été blessé à la cuisse par machette.
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Djaba, sous l’effet des stupéfiants, a failli s’étouffer au moment de son arrestation.
Tous déférés devant le parquet
Face à la gravité des faits et aux plaintes des victimes, les membres des deux gangs ont été déférés devant le parquet d’Abobo.

















