Démystifier le trading, construire un réseau de traders de qualité, montrer à l’Afrique qu’il y a en Côte d’Ivoire des talents. Tel est l’objectif que s’est fixé Aboua Serge en initiant la première édition du concours africain « Africa Trading Cup », autour du thème « Le trading comme un levier économique, l’Afrique comme un terrain de jeu », tenue le vendredi 4 juillet 2025 à Abidjan – Plateau.
Pour cette première édition, Aboua Serge, commissaire général du concours africain « Africa Trading Cup« , a indiqué que le trader est une personne physique qui n’a pas forcément de compétences en finance, mais qui est chargée d’acheter et de vendre des instruments financiers. « Nous avons remarqué que le trading, surtout en Afrique de l’Ouest, est mal perçu, considéré comme un moyen d’arnaque, perçu comme un moyen de gain facile et de fortune immédiate. Donc, nous avons initié ce concours pour permettre à la jeunesse de comprendre qu’au-delà d’être une activité professionnelle, le trading peut, de façon consciente, disciplinée et rigoureuse, permettre de générer des revenus supplémentaires », a-t-il noté.
Il a par ailleurs précisé que ce concours est lancé depuis deux mois. « Nous avons d’abord lancé les inscriptions via nos réseaux sociaux, à partir desquels les jeunes traders se sont inscrits. Il y a eu des phases éliminatoires qui nous ont permis de retenir 12 candidats. Parmi ces 12 candidats, nous avons, pour la deuxième phase, retenu huit candidats qui ont, pendant un mois, trader sur des capitaux de 10 000 dollars, bien sûr en compte démo. À la suite de cela, nous avons mis en place des conditions de gestion des risques et de discipline à observer tout au long de ce mois de trading : notamment ne pas perdre 4 % de son capital en une journée, et également ne pas perdre 10 % du compte que vous avez été chargé de gérer. Ces traders se sont soumis à ces conditions, et à la fin, nous avons retenu quatre d’entre eux. Ce sont ces quatre personnes qui nous réunissent ici aujourd’hui », a-t-il ajouté.
Prince-Arthur Dalli invite la jeunesse francophone à s’intéresser aux marchés financiers
À cette occasion, Prince-Arthur Dalli, chef d’entreprise et trader, représentant le parrain Stéphane Kipré, a félicité le commissaire général pour avoir initié cet événement et encouragé les finalistes de cette édition. « Dans le milieu francophone, il n’y a pas beaucoup d’initiatives comme celle-ci. Je dirais à la jeunesse francophone de commencer à s’intéresser au marché financier, aux investissements boursiers, car cela fait partie de l’ingénierie financière du monde des affaires et du secteur financier. Mais en même temps, cela permet d’avoir des revenus complémentaires. Je le dis toujours, car il ne faut pas confondre gagner de l’argent et avoir un revenu supplémentaire. Il faut une formation, et ces initiatives sont les bienvenues », a-t-il déclaré.
Le trading, un secteur un peu nouveau…
Anna Yonta Niamké, Directrice de Bojour Event, par ailleurs invitée d’honneur à cette édition, s’est réjouie de cette première édition qui, selon elle, lui a permis de mieux comprendre ce qu’est le trading. « C’est un secteur un peu nouveau pour moi, mais au vu des interventions et du nombre de participants, je pense que le trading sera une occasion pour beaucoup d’en savoir davantage en Côte d’Ivoire », a-t-elle lancé.
Un panel de discussion a permis à Amani Abdul Kader, analyste financier, et Bouda Aboubacar, Directeur général d’Axe Finance, de définir ce qu’est le trading. Ils ont souligné que tout le monde fait du trading. « Le trading, c’est le fait de spéculer à la hausse ou à la baisse d’un actif. Le travail du trader, c’est d’effectuer, au jour le jour, des spéculations de manière stratégique et organisée », ont-ils expliqué.
MOBIO H
















