Une vidéo où un militant RHDP revendique des mutilations durant la crise de 2010-2011 choque l’opinion. Le RHDP France se désolidarise et condamne.
Une vidéo relayée sur les réseaux sociaux suscite une vive indignation en Côte d’Ivoire et dans la diaspora. Sidibé Ibrahim Karamoko, présenté comme un ancien militaire et militant du RHDP, y revendique avoir mutilé des Ivoiriens lors de la crise post-électorale de 2010-2011.
Ces déclarations interviennent dans un contexte politique tendu à l’approche de la présidentielle de 2025, ravivant les tensions sur les réseaux sociaux et relancé la question des violences passées.
Une vidéo aux déclarations choquantes
Dans cette vidéo, Sidibé Ibrahim Karamoko décrit avec détails glaçants ses actes de mutilation : « (…) Militants du PPA-CI, vous savez, quand moi, j’étais au pays, avant d’achever une personne, je cherchais d’abord à couper les nerfs qui sont derrière ses deux pieds (les tendons d’Achille) ».
Ses propos ont provoqué une avalanche de réactions indignées sur les réseaux sociaux. « Ce genre de déclaration ne peut rester impunie », s’indigne un internaute. D’autres appellent à des sanctions judiciaires contre l’auteur.
Le RHDP France condamne et prend ses distances
Face à la polémique, la section française du RHDP a publié un communiqué officiel le 27 mars 2025, signé par son Délégué Extérieur, Tidiane Koné. « Le soutien apporté à ce militant par l’un de nos responsables a été fait en son nom propre, sans consultation ni validation de la direction du RHDP France », précise le texte.
Ce scandale ravive le débat sur l’impunité des crimes commis durant la crise post-électorale. Selon nos informations, une plainte a été déposée en France contre Sidibé Ibrahim Karamoko.
















