Le district sanitaire de Soubré a enregistré une augmentation des décès maternels et néonatals au premier trimestre 2026. Les autorités sanitaires alertent sur les causes et annoncent des mesures pour réduire cette mortalité.
La première réunion du Comité départemental de surveillance des décès maternels, néonatals et de riposte s’est tenue mardi à Soubré, sous la présidence de Mme Yapo Chia Annick, secrétaire générale 2 de la préfecture, représentant le préfet de région. À cette occasion, la coordonnatrice santé mère-enfant du district sanitaire, Mme Ané née Acho Joséphine, a présenté un bilan préoccupant. Elle a signalé une hausse des décès enregistrés par rapport à la même période en 2025, mettant en évidence des complications graves telles que l’hémorragie du post-partum, l’atonie utérine et l’œdème aigu du poumon.
Mme Ané a également relevé des insuffisances dans la prise en charge, notamment l’absence de centre de transfusion sanguine, le manque d’équipements de réanimation et l’arrivée tardive de certaines femmes enceintes dans les structures sanitaires. Face à cette situation, le district sanitaire a engagé plusieurs actions, dont le renforcement des capacités du personnel de santé et la sensibilisation des communautés sur les signes de danger liés à la grossesse.
Les participants à la réunion ont formulé des recommandations, parmi lesquelles l’élaboration de supports de sensibilisation et la mise en place d’un répertoire des chefs de communauté afin de faciliter l’orientation rapide des cas à risque vers les structures sanitaires. Mme Yapo Chia Annick a exhorté le personnel de santé et les acteurs locaux à intensifier leurs efforts pour réduire durablement les décès maternels et néonatals dans le département de Soubré.

















