Icône du coupé-décalé depuis plus de seize ans, Serge Beynaud a récemment dévoilé les motivations qui l’ont conduit à sortir son nouvel album, « Créatair ».
Paru le 1er août 2025 sous le label Virgin Music Africa, ce projet de 18 titres se veut un pont entre générations. L’artiste explique avoir voulu satisfaire à la fois ses premiers fans de 2008 et la nouvelle vague de mélomanes :
« J’ai conçu cet album pour réunir deux générations. Il fallait donner à mes anciens fans ce qu’ils aiment, tout en répondant aux attentes des plus jeunes », confie-t-il à RFI.
Musicalement, Créatair explore un large éventail de sonorités : du coupé-décalé traditionnel à la maïmouna (« Ils vont Bognan »), en passant par le biama, l’afrobeats nigérian, le kompa (« C’est carré ») ou encore le bouyon (« Ça m’embrouille »). Le morceau éponyme illustre cette fusion en mariant coupé-décalé, rap ivoire et biama en moins de trois minutes.
« J’ai essayé de combiner anciennes et nouvelles sonorités pour ne pas perdre mon identité. Ce n’est pas un album de drill pur ou de rap pur, ça reste du coupé-décalé, mais enrichi de kicks urbains », précise Serge Beynaud.
Avec Créatair, l’artiste revendique une ouverture musicale assumée :
« Peu importe qu’il s’agisse d’afrobeats ou de coupé-décalé, l’essentiel est de rester dans les codes qui mettent le public dans le bon mood. »

















