Le parti conteste la manière dont le projet de Constitution a été élaboré et dénonce son exclusion des préparatifs. Il estime également que les conditions ne sont pas réunies pour garantir un référendum crédible, notamment concernant la composition des bureaux de vote et les recours après le scrutin.
Au cœur de la contestation se trouve surtout le renforcement des pouvoirs accordés au président. Le nouveau texte permettrait notamment au chef de l’État de nommer et révoquer le Premier ministre, de mettre fin aux fonctions du gouvernement et de dissoudre l’Assemblée nationale en cas de « crise politique profonde ».
Le nombre de députés passerait par ailleurs de 102 à 65, tandis que les partis recueillant moins de 4 % des voix aux législatives pourraient être dissous.
Les autorités de transition défendent une réforme destinée à éviter les blocages institutionnels. L’opposition, elle, craint une concentration excessive des pouvoirs entre les mains du président.
Ce référendum intervient après le coup d’État du 26 novembre 2025, qui avait interrompu le processus électoral et écarté le président Umaro Sissoco Embalo. Une élection présidentielle est prévue le 6 décembre 2026, après le référendum.
Francia Koné.

















