La pression judiciaire s’intensifie sur le Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI). À la veille d’une série de manifestations annoncées par l’opposition, plusieurs figures clés du parti de Laurent Gbagbo sont une nouvelle fois convoquées par le procureur Koné Braman.
Damana Pickass, Koua Justin, Dahi Nestor, Blaise Lasm et Ikpo Lagui doivent se présenter dès 8 h, ce lundi 29 septembre, au parquet d’Abidjan-Plateau.
À l’approche du scrutin présidentiel, la tension politique monte d’un cran. Les candidats exclus et leurs partisans dénoncent une « forfaiture » et préparent des mobilisations à travers le pays dès le début du mois d’octobre. Pour les autorités judiciaires, il s’agit d’anticiper toute action susceptible de troubler l’ordre public.
Le PPA-CI et son allié, le PDCI-RDA de Tidjane Thiam, ont prévu une importante manifestation le 4 octobre. En amont, leurs principaux responsables sont à nouveau appelés à répondre aux convocations du parquet.
Le procureur Koné Braman avait déjà averti publiquement qu’il pouvait procéder à des arrestations à tout moment. Certains cadres, placés sous liberté provisoire, sont soumis à des restrictions de déplacement hors d’Abidjan ou de leur localité d’origine.
Au sein du PPA-CI, ces convocations répétées sont perçues comme une stratégie visant à réduire au silence les voix influentes du parti. Les responsables mobilisateurs sont régulièrement convoqués à la veille de chaque action politique majeure, une méthode que le parti assimile à un véritable coup de pression judiciaire.

















