Candidat à l’élection présidentielle du 25 octobre en Côte d’Ivoire, Jean-Louis Billon affiche l’ambition de réorienter la stratégie économique nationale en donnant la priorité au secteur privé, qu’il décrit comme « le moteur de la souveraineté économique » du pays.
Ancien président de la Chambre de commerce et d’industrie, héritier d’une grande dynastie entrepreneuriale et ministre du Commerce entre 2012 et 2017, Billon reconnaît les avancées enregistrées durant les trois mandats d’Alassane Ouattara, notamment en matière d’infrastructures. Il estime toutefois que ces progrès reposent « trop largement » sur l’investissement public.
« Des choses ont été faites, des infrastructures ont été construites, mais tout cela reste tiré par l’investissement public. Nous devons désormais miser sur le secteur privé, sur l’agriculture, les PME et l’artisanat pour assurer une véritable souveraineté économique. Des secteurs comme la politique agricole, l’industrie ou l’artisanat ont été délaissés », a-t-il déclaré dans un entretien accordé au média Mondafrique.
Dans un paysage politique dominé par les figures d’anciens présidents, Jean-Louis Billon se présente comme une alternative. Membre du PDCI, il a choisi de se lancer dans la course en dehors de son parti, avec le soutien d’une coalition de 18 mouvements réunis au sein du Congrès démocratique (CODE).
Le candidat défend une gouvernance rénovée et une lutte déterminée contre la corruption. Il appelle à une réforme en profondeur des institutions clés — justice, police, autorités souveraines — qu’il accuse d’avoir « fait perdre confiance aux citoyens ».
« Les Ivoiriens aspirent à une alternance apaisée et à une réconciliation durable », affirme-t-il, soulignant la nécessité pour la Côte d’Ivoire de consolider sa position de locomotive économique dans une sous-région en proie à l’instabilité.
Son programme s’articule autour de cinq priorités : la souveraineté économique, le développement du capital humain, la bonne gouvernance et le développement durable, la sécurité, ainsi que la cohésion sociale.

















