L’ancien président sénégalais Macky Sall figure officiellement parmi les trois candidats en lice pour diriger Organisation des Nations unies à partir de janvier prochain. Présentée par le Burundi, actuel président de l’Union africaine, sa candidature suscite toutefois de vives controverses au Sénégal.
L’ex-chef d’État ambitionne de succéder à António Guterres au poste de secrétaire général de l’ONU. Faute d’un appui officiel de Dakar, sa candidature a été portée par le président burundais Évariste Ndayishimiye, en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine.
Au Sénégal, les réactions sont partagées. Oumar Sarr, coordonnateur du Front pour la défense de la démocratie et de la République, une coalition de 85 partis d’opposition et de sept organisations de la société civile, salue le parcours de Macky Sall. Selon lui, ses douze années à la tête du pays et son implication dans plusieurs initiatives africaines plaident en sa faveur pour occuper les plus hautes fonctions internationales.
À l’inverse, des voix s’élèvent contre cette candidature. Le député Guy Marius Sagna, membre du Pastef au pouvoir, estime que l’ancien président ne peut incarner le modèle requis pour diriger l’ONU. Il évoque notamment les violences survenues lors des contestations politiques liées au troisième mandat.
Pour rappel, le 5 février dernier, Macky Sall avait officiellement sollicité par courrier le soutien des autorités sénégalaises. À ce stade, aucun appui formel n’a été exprimé par le président Bassirou Diomaye Faye.

















