Le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) a annoncé, ce mercredi 19 novembre 2025, la révocation de vingt-deux de ses cadres. La décision, prise par le président du parti, Laurent Gbagbo, intervient dans un climat de fortes tensions internes autour de la ligne à adopter pour les prochaines élections législatives.
Dans un communiqué signé par Me Habiba Touré, porte-parole du parti, la direction explique que cette mesure « longuement mûrie » relève d’une exigence de responsabilité politique et d’un devoir de respect envers les victimes des récents événements électoraux. Parmi les responsables sanctionnés figurent notamment Affoua Kra Monique, Assémien Kacou Edouard, Koua Charles-Philipps Kinimo et Ouégnin Georges Armand, tous ayant maintenu leur candidature malgré la consigne du parti.
Lors du Comité central du 6 novembre dernier, Laurent Gbagbo avait réaffirmé son refus de participer aux législatives, considérant qu’une telle démarche reviendrait à légitimer « la forfaiture » ainsi que les « morts et blessés » survenus lors des précédentes crises politiques. La plus haute instance du parti avait alors entériné la décision de boycott.
Sur la base de l’article 8 des Statuts du PPA-CI, cette ligne s’impose à l’ensemble des militants, quelle que soit leur position. La direction accuse ainsi les cadres dissidents de « désobéissance » et « d’insubordination ». Le communiqué insiste : « La discipline ne peut être sélective ; on ne peut se revendiquer du PPA-CI dans les honneurs et s’en affranchir dans l’adversité. »
Face à une situation qualifiée de « grave », marquée par les deuils, les blessés et la détresse des prisonniers politiques, le parti réaffirme finalement son attachement à ses valeurs fondatrices et à la mémoire de ses martyrs, tout en réitérant son engagement pour une Côte d’Ivoire « démocratique, juste et souveraine ».

















