Le gouvernement ivoirien a rappelé récemment les règles encadrant les baux à usage d’habitation. Lors d’une conférence de presse tenue ce lundi 20 juillet, Amadou Coulibaly, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, a insisté sur le plafonnement de la caution et de l’avance à deux mois chacune. Cette mesure vise à protéger les locataires contre des pratiques abusives de certains propriétaires.
Selon M. Coulibaly, il est désormais interdit à un bailleur de fixer librement le nombre de mois de caution et d’avance. Le ministre a affirmé que l’État joue pleinement son rôle de régulateur dans le secteur immobilier, en mettant en place des décisions claires pour encadrer les loyers. Il a rejeté l’idée d’un manque d’encadrement, rappelant que la réglementation existe bel et bien.
Toutefois, il a souligné que le respect de ces règles dépend aussi du contrôle citoyen. Dans une économie libérale, l’État ne peut surveiller chaque propriétaire. Les locataires doivent donc refuser de conclure des contrats qui ne respectent pas les conditions fixées. En acceptant de payer plus que le plafond légal, ils se rendent complices d’une infraction et ne peuvent ensuite accuser l’État.
La conférence, qui avait pour thème « Politique nationale de développement : Enjeux, défis et perspectives », était animée par Souleymane Diarrassouba, ministre du Plan et du Développement. Le rappel du plafonnement des cautions et avances s’inscrit dans une volonté plus large du gouvernement de renforcer la régulation et de garantir un meilleur accès au logement.

















