À Yopougon, l’Académie régionale des sciences et techniques de la mer a marqué, le 13 mars, la fin de trois sessions de formation dédiées aux professionnels du golfe de Guinée, avec pour ambition de renforcer durablement la sécurité maritime dans la région.
L’Institut de sécurité maritime interrégional (Ismi), relevant de l’Académie régionale des sciences et techniques de la mer (Arstm), a procédé à la clôture de ces stages dans ses locaux. Soutenues par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Onudc), le gouvernement italien et la Direction générale des affaires maritimes (Dgam), ces formations ont porté sur des domaines clés tels que le pilotage, la maintenance des embarcations et le droit social maritime, dans le but d’améliorer la sécurité et l’efficacité des opérations en mer.
Le premier stage, consacré à la conduite et à l’entretien des bateaux pour les organismes chargés de l’application de la loi maritime dans le golfe de Guinée, a réuni une douzaine de participants issus de plusieurs pays de la région. Pendant un mois, ils ont été formés aux techniques avancées de pilotage, aux opérations d’interception et de visite en mer, ainsi qu’à la maintenance préventive et corrective des embarcations.
Les deux autres sessions, organisées et financées par la Dgam avec l’appui logistique de l’Ismi, ont porté respectivement sur l’initiation à la navigation et à la sécurité maritime (niveau 2), et sur le droit social maritime. Elles ont permis aux participants de renforcer leurs capacités opérationnelles, tout en se familiarisant avec les obligations légales, la gestion des conflits en mer et la protection des droits des travailleurs du secteur.
À l’occasion de la cérémonie de clôture, le directeur de l’Ismi, le colonel Aké Lazare Abé, a salué la qualité des formations dispensées, soulignant que la performance des moyens nautiques repose avant tout sur des ressources humaines qualifiées et responsables.
De son côté, le colonel Aké José Nicole, représentant le Secrétaire permanent de l’Action de l’État en mer, a exhorté les bénéficiaires à mettre en pratique les acquis afin de renforcer l’efficacité des interventions maritimes.
Enfin, le représentant du bureau national de l’Onudc, Attisso Kodjo, a rappelé l’engagement du programme mondial de lutte contre la criminalité maritime à accompagner les États dans l’amélioration de la gouvernance et de la sécurité en mer.

















