Banassa Bamba, étudiante ivoirienne de 29 ans, a été retrouvée morte à Stains. Un féminicide est suspecté, l’affaire suscite émotion et mobilisation.
Féminicide étudiante ivoirienne Stains. Le 1er mai 2025, le corps de Banassa Bamba, 29 ans, a été découvert dans un appartement de la région parisienne. La jeune femme, portée disparue depuis plusieurs jours, a été localisée grâce à la géolocalisation de son téléphone. Deux couteaux ont été retrouvés sur place.
Les premiers éléments orientent l’enquête vers un féminicide. Le principal suspect serait son ancien compagnon, avec qui elle avait rompu un an plus tôt. Des propos inquiétants et une volonté de renouer exprimée de manière insistante ont été rapportés par les enquêteurs.
Une disparition tragique et une enquête encore floue
La disparition de Banassa avait été signalée par son cousin, alerté par son silence inhabituel. C’est le commissariat de Juvisy-sur-Orge qui a été saisi. Les investigations ont conduit à la macabre découverte dans une chambre située boulevard Maxime-Gorki à Stains. La police évoque un féminicide, mais l’enquête reste en cours.
Si certains médias annoncent l’arrestation du suspect, les proches de la victime démentent. Selon eux, l’homme serait toujours en fuite et aucune poursuite publique n’a encore été officiellement engagée. Ce flou alimente la colère de la communauté ivoirienne et étudiante.
Une vie engagée, un décès passé sous silence
Banassa Bamba était arrivée en France en 2020 pour poursuivre ses études. Titulaire d’un master en sociologie de l’Université de Besançon, elle travaillait en CDI dans une structure d’aide aux personnes âgées à Paris depuis 2024. Très investie, elle était membre active de l’AEIB.
Malgré son parcours et l’émotion suscitée, la couverture médiatique du drame reste discrète. L’Association des Étudiants Ivoiriens regrette un silence médiatique et institutionnel, tandis que les jeunes Africains en France expriment leur inquiétude face à un climat de vulnérabilité persistant.
Appel à la justice et à la mémoire
Face à cette tragédie, l’AEIB et plusieurs collectifs étudiants appellent à une mobilisation pacifique. Ils réclament des éclaircissements sur les suites de l’enquête et une reconnaissance médiatique du drame. Ils exhortent les autorités françaises à agir avec diligence et transparence.
L’appel est également un hommage. En se rassemblant, étudiants et membres de la diaspora veulent honorer la mémoire de Banassa Bamba et rappeler que sa vie comptait. Leur mobilisation se veut un acte de solidarité et un cri contre l’oubli.
















