Le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a lancé, mercredi 15 avril 2026 à Abidjan-Plateau, la plateforme numérique SIGSDID (Système intégré de gestion et de suivi des déchets industriels dangereux). Cet outil marque une étape décisive dans la traçabilité et le contrôle des flux de déchets industriels en Côte d’Ivoire.
Destiné à combler les insuffisances constatées dans la gestion de ces déchets, le SIGSDID impose une traçabilité numérique obligatoire à chaque mouvement, garantissant un suivi rigoureux et l’orientation progressive des volumes vers des filières sécurisées. « Le SIGSDID permettra de ramener vers des circuits contrôlés des quantités échappant encore aux statistiques et au contrôle réglementaire », a expliqué le ministre, insistant sur les enjeux environnementaux, sanitaires et sécuritaires liés à ces substances.
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie gouvernementale de modernisation de la gouvernance environnementale et de respect des engagements nationaux et internationaux. Elle constitue également un levier de transformation numérique, positionnant la Côte d’Ivoire parmi les pays engagés dans une gestion innovante et responsable des déchets dangereux.
Le directeur des déchets industriels et substances chimiques, Brahima Seyhi, a souligné que la plateforme simplifie les procédures administratives, renforce la transparence et appuie la politique nationale de protection de l’environnement. Dans sa phase pilote, le dispositif couvre la filière des huiles usagées et des résidus d’hydrocarbures.
Représentant le cabinet Tourex, Kangah Bilé Jacob a salué une solution couvrant l’ensemble de la chaîne de gestion, de l’agrément des acteurs à l’élimination finale des déchets, avec l’implication du CIAPOL. Il a précisé qu’une centaine d’acteurs ont déjà été formés, dont 47 transporteurs et 43 sites de traitement opérationnels, et que plusieurs demandes d’agrément pour 2026-2027 ont été déposées en ligne.
Le ministre a rappelé que ce dispositif vient renforcer le système national de gestion environnementale, dans un contexte marqué par la nécessité de prévenir les risques liés aux déchets dangereux, à la lumière d’incidents majeurs survenus par le passé.

















