Ce mercredi 20 mai, la tiktokeuse surnommée « La Vitesse Noire », a été interpellée et placée sous mandat de dépôt après la diffusion d’une vidéo jugée diffamatoire postée sur son compte Tik Tok. L’information a été rendue publique ce jeudi 21 mai par les autorités policières.
L’influenceuse ivoirienne, connue pour ses contenus viraux sur les réseaux sociaux, fait face à la justice. Dans une vidéo postée sur les réseaux, celle-ci a tenu des propos jugées diffamatoires à l’encontre de l’opérateur Wave Côte d’Ivoire. Convoquée par la Police de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC), elle devait fournir des preuves pour étayer les accusations formulées dans sa vidéo. Faute d’éléments probants, elle a été déférée devant le parquet, qui a ordonné son incarcération dans l’attente de son jugement.
Cette affaire est la preuve que les plateformes numériques ne sont pas exemptes de règles?: toute publication engage la responsabilité de son auteur . Les propos diffamatoires ou atteintes à la réputation peuvent entraîner des poursuites judiciaires.
En Côte d’Ivoire, la lutte contre la diffamation en ligne s’appuie sur la Loi n°2013-451 du 30 décembre 2013 relative à la cybercriminalité, qui complète les dispositions du Code pénal. Cette législation encadre strictement les propos susceptibles de porter atteinte à l’honneur ou à la réputation d’autrui lorsqu’ils sont diffusés sur les réseaux sociaux, sites web ou autres supports numériques. Les comportements tels que la propagation de fausses informations, de rumeurs ou d’accusations non fondées sont considérés comme des délits et peuvent entraîner des poursuites judiciaires.
Les sanctions prévues varient selon la gravité des faits. Pour une diffamation publique commise via un système d’information, la peine encourue est de 1 à 5 ans de prison, assortie d’une amende comprise entre 5 et 10 millions de francs CFA. En cas de diffamation aggravée, lorsque les propos visent un groupe en raison de son origine, de sa race, de son ethnie ou de sa religion, la loi prévoit des peines plus lourdes, allant de 5 à 10 ans d’emprisonnement et une amende de 500 000 à 5 millions de francs CFA.
















