Selon les autorités, la principale suspecte, actuellement en détention, aurait affirmé avoir agi sous l’influence d’un responsable religieux de son église. Elle aurait été convaincue qu’un sacrifice humain lui permettrait de résoudre ses difficultés financières. D’après les premiers éléments de l’enquête, l’enfant aurait reçu 17 coups de couteau.
Face à ce drame, le ministre camerounais de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a convoqué les responsables de l’église concernée. Il a rappelé que les pratiques criminelles ne peuvent être justifiées par des croyances religieuses et a annoncé un renforcement des contrôles sur les lieux de culte.
Les autorités affirment avoir identifié environ 1 400 églises de réveil qui ne respecteraient pas les exigences légales en vigueur. Leur fermeture devrait intervenir progressivement dans les prochains jours, dans le cadre d’une campagne destinée à mieux encadrer les activités religieuses.
Le gouvernement insiste sur sa volonté de faire respecter la loi, estimant que la liberté de culte ne peut servir de couverture à des pratiques illégales. Pendant ce temps, les investigations se poursuivent afin de déterminer toutes les responsabilités dans cette affaire qui suscite une vive émotion au Cameroun.
Francia Kone.

















