L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) poursuit sa progression. Selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), établi à partir des données des autorités sanitaires congolaises, 600 décès et 1 759 cas confirmés ont été enregistrés depuis le début de cette 17? épidémie, officiellement déclarée le 15 mai.
Le principal foyer de l’épidémie se situe dans la province de l’Ituri, au nord-est du pays, à la frontière avec le Soudan du Sud et l’Ouganda. Le virus est également présent dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où l’insécurité liée au conflit armé complique les opérations de riposte.
L’OMS indique que l’épidémie continue de s’étendre et que son ampleur réelle reste difficile à évaluer. Les centres de traitement fonctionnent à près de 90 % de leur capacité, tandis que les déplacements de populations, l’insécurité persistante et la fragilité du système de santé freinent les efforts de maîtrise de la maladie.
En Ouganda voisin, les autorités sanitaires ont confirmé 20 cas et deux décès.
Cette nouvelle flambée est causée par le variant Bundibugyo, pour lequel il n’existe à ce jour ni vaccin ni traitement homologué. Toutefois, un essai clinique portant sur deux traitements expérimentaux a été lancé le 2 juillet. L’OMS a également autorisé en urgence le premier test de diagnostic moléculaire dédié à cette souche.
Depuis son apparition il y a une cinquantaine d’années, le virus Ebola a causé plus de 15 000 décès en Afrique. En RDC, l’épidémie la plus meurtrière, entre 2018 et 2020, avait fait près de 2 300 morts sur environ 3 500 cas confirmés.
Jj Boussou

















