Le 17 mai dernier, à Genève, en marge de la 79e Assemblée mondiale de la Santé, Pierre N’Gou Dimba, ministre ivoirien de la Santé, a lancé un plaidoyer fort : l’Afrique doit prendre toute sa place dans l’innovation sanitaire mondiale. L’information a été relayée ce lundi 18 mai sur la page Facebook officielle du Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle (MSHP-CMU)
Intervenant sur les enjeux d’innovation médicale, d’intelligence artificielle et de recherche, il a insisté sur la nécessité pour le continent de bâtir ses propres écosystèmes de santé : formation, régulation pharmaceutique, partage des données et développement d’industries locales.
Face aux défis démographiques et à la montée des maladies non transmissibles, il a rappelé l’urgence d’investir dans la souveraineté sanitaire africaine, citant la crise du Covid-19 comme preuve que l’Afrique ne peut plus se contenter d’être un simple marché.
Le ministre a également mis en avant les avancées de la Côte d’Ivoire, notamment la modernisation des infrastructures (CNROM de Grand-Bassam, instituts de cardiologie d’Abidjan et Bouaké), la Couverture Maladie Universelle et la mise en place d’une plateforme nationale d’interopérabilité des données de santé.
Le ministre de la santé a par ailleurs appelé à une coopération équilibrée avec les institutions internationales et les partenaires privés, ainsi qu’au renforcement des pôles régionaux d’excellence pour construire une véritable souveraineté sanitaire africaine, capable d’offrir aux populations des standards de soins comparables aux grandes nations.

















