Au lendemain de la décision du Conseil constitutionnel écartant Laurent Gbagbo de la présidentielle d’octobre, Fabrice Lago, cadre du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), a appelé les partisans de l’ancien président à rester calmes et disciplinés.
«?Bonne chance aux candidats retenus. Quant à nous, jamais nous ne brûlerons la Côte d’Ivoire?», a-t-il déclaré mardi 9 septembre sur Facebook, marquant ainsi une rupture avec les déclarations de certains partisans annonçant de nouvelles manifestations après la marche du 9 août à Yopougon.
Secrétaire national technique en charge du marketing politique au PPA-CI et figure montante de la scène politique ivoirienne, Fabrice Lago occupe un rôle central dans la communication et la mobilisation du parti et du Front commun. Connu pour ses interventions médiatiques défendant avec force la candidature «?non négociable?» de Gbagbo, sa réaction à son invalidation revêt une importance particulière.
Dans son message, il a insisté sur l’importance de défendre «?des principes?» plutôt que de céder à la «?politique politicienne?», dénonçant l’exclusion de Gbagbo comme une «?manigance politique?» destinée à effacer son combat et son héritage. «?Nos adversaires jubilent, pensant avoir réglé une question politique par un simple trait de plume. L’Histoire enseigne qu’on ne bâillonne pas un principe?», a-t-il ajouté.
Laurent Gbagbo, acquitté en 2021 par la Cour pénale internationale, mais non amnistié par le président Alassane Ouattara, a été déclaré irrecevable pour insuffisance de parrainages et non-respect des conditions d’inscription sur la liste électorale.
Fabrice Lago a cependant réaffirmé la position du PPA-CI : le parti n’usera pas de la violence et reste attaché à la discipline et aux valeurs de ses militants. Il a également évoqué la possibilité d’une union de l’opposition autour de candidats validés, citant notamment Henriette Lagou.
La campagne électorale se déroulera du 10 au 23 octobre, avec les candidatures validées de Simone Ehivet Gbagbo, Jean-Louis Billon, Henriette Lagou, Ahoua Don Mello et Alassane Ouattara.
















