Alpha Blondy persiste : l’acquittement de Laurent Gbagbo par la CPI ne signifie pas innocence, mais absence de preuves suffisantes selon l’artiste.
Alpha Blondy relance le débat autour de l’acquittement de Laurent Gbagbo. Dans une nouvelle intervention médiatique ce 15 avril 2025, le célèbre chanteur ivoirien persiste dans ses propos tenus récemment sur RFI : l’ancien président n’a pas été libéré pour innocence, mais pour « insuffisance de preuves ».
Cette déclaration survient après une vive réaction du camp Gbagbo, qui avait dénoncé une tentative de réécriture de l’histoire. Pour Alpha Blondy, la précision est essentielle, et il affirme vouloir comprendre « cette énigme », au risque d’agacer.
Une lecture divergente du verdict de la CPI
Alpha Blondy insiste sur la formulation utilisée par la Cour pénale internationale (CPI) pour justifier l’acquittement de Laurent Gbagbo : « Il n’est pas libre par innocence, mais plutôt pour « insuffisance de preuves » », a-t-il déclaré, estimant que cette nuance est souvent ignorée ou volontairement omise.
Pour rappel, la CPI a confirmé l’acquittement de Gbagbo et de Charles Blé Goudé en mars 2021. Les deux étaient poursuivis pour crimes contre l’humanité liés à la crise post-électorale de 2010-2011. La chambre d’appel avait jugé les preuves « exceptionnellement faibles ».
Le camp Gbagbo dénonce une manipulation
Face aux affirmations d’Alpha Blondy, le camp de Laurent Gbagbo n’a pas tardé à réagir. Dans un communiqué, Me Habiba Touré a rejeté l’idée que le président Alassane Ouattara ait favorisé le retour de Gbagbo en Côte d’Ivoire, affirmant au contraire que « tout a été fait pour l’empêcher ».
Fabrice Lago, cadre du PPA-CI, est allé plus loin, rappelant que l’ancien président a bel et bien été acquitté après examen approfondi des charges. « Quand on est acquitté, cela signifie qu’on est innocent », a-t-il martelé.
Alpha Blondy maintient sa position
Malgré les critiques, Alpha Blondy reste ferme. « Je ne m’excuse pas, parce que je n’ai rien fait de mal », a-t-il déclaré sur la chaîne BX1. Il souligne que si Gbagbo avait été reconnu innocent, il aurait pu engager des poursuites contre la CPI pour détention abusive.
Dans un ton à la fois ironique et provocateur, il ajoute : « Quelqu’un qui n’arrive pas à renoncer à un pouvoir qu’il a usurpé depuis là, c’est 10 ans de prison gratuite il va laisser comme ça avec des millions de dollars à la clé ? »

















