Au cours du sommet, Donald Trump a également affiché son soutien aux frappes de drones menées par l’Ukraine sur le territoire russe, estimant qu’elles pourraient contribuer à accélérer la fin du conflit. Il s’est aussi prononcé en faveur de la fabrication de missiles Patriot en Ukraine afin de renforcer les capacités de défense du pays.
Malgré cette démonstration de solidarité, le président américain n’a pas épargné plusieurs partenaires de l’Alliance. Il a déclaré être « très en colère contre l’Otan », reprochant notamment à certains alliés leur position sur le Groenland ainsi que leur manque de soutien aux États-Unis face à l’Iran.
Donald Trump a une nouvelle fois insisté sur l’importance stratégique du Groenland pour les États-Unis. En réponse, la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a réaffirmé que ce territoire autonome du Danemark « n’est pas à vendre ».
Le chef de la Maison Blanche s’en est également pris à l’Espagne, qu’il a qualifiée de « cause perdue ». Il accuse Madrid de ne pas consacrer suffisamment de ressources aux dépenses de défense de l’Alliance et a évoqué la possibilité de mettre un terme aux échanges commerciaux avec le pays. Les autorités espagnoles ont, pour leur part, indiqué accueillir ces déclarations avec calme.
Cette réunion intervient dans un contexte marqué par les tensions persistantes entre la Russie et l’Ukraine. Les membres de l’Otan cherchent à maintenir un front uni face aux défis sécuritaires en Europe. La question du financement de la défense reste également un sujet majeur au sein de l’Alliance, plusieurs pays étant appelés à augmenter leurs investissements militaires.
Francia Kone.

















