Souvent présent sur les plateaux pour interpeller les politiciens ivoiriens, l’avocat franco-africain Robert Bourgi a été récemment recadré par Simone Gbagbo, ex-épouse de l’ancien président Laurent Gbagbo.
Bourgi critiquait l’ex-Première dame pour ses propos favorables au Conseil constitutionnel, qui a validé sa candidature à la présidentielle d’octobre prochain.
Laurent Gbagbo (PPA-CI) et Tidjane Thiam (PDCI-RDA) ne seront pas candidats, mais Simone Gbagbo a salué le travail de l’institution : « Le Conseil constitutionnel a fait un bon travail », déclarait-elle à l’annonce de la décision.
Cette position a provoqué la colère de Robert Bourgi, qui a reproché à Simone Gbagbo d’ignorer le sort de son ex-mari et de ses alliés, en évoquant les images de l’arrestation du couple Gbagbo à la fin de la crise post-électorale de 2010. Il lui a demandé de renoncer à sa candidature et de « redevenir l’icône de la jeunesse et des femmes en Côte d’Ivoire ».
Simone Gbagbo a répondu avec fermeté : « M. Robert Bourgi est bien culotté. J’aurais aimé qu’il soit engagé à l’époque quand la France tirait sur Laurent Gbagbo. Aujourd’hui, il vient me dire de retirer ma candidature ? Je le trouve bien gonflé. » Elle a reconnu son droit à l’opinion, mais a refusé toute légitimité à Bourgi pour s’adresser à elle.
Robert Bourgi, connu pour ses interventions controversées en Afrique, a déjà critiqué le président Alassane Ouattara et le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko, dénonçant respectivement le quatrième mandat du chef de l’État ivoirien et les poursuites contre d’anciens responsables sénégalais pour malversations.

















