La disparition brutale d’Arnold Mukose, journaliste connu pour ses critiques de la loi sur l’usage d’internet, secoue la presse ougandaise et ravive les inquiétudes sur la liberté d’expression.
Arnold Mukose a été enlevé à la sortie d’un studio de radio par des hommes en civil, quelques minutes après avoir dénoncé à l’antenne la Computer Misuse Act ce 29 mars, à Kampala. Selon son avocat, Me Kato Tumusiime, il a d’abord été conduit au commissariat d’Old Kampala, où une perquisition a suivi à son domicile, sans qu’aucune charge ne soit retenue. Dans la nuit, il a été transféré vers une destination inconnue et, dès le lendemain, il n’apparaissait plus sur les registres de la police.
Me Tumusiime dénonce une détention sans fondement légal et relie directement l’enlèvement aux prises de position publiques de son client. Mukose critiquait ouvertement une loi jugée liberticide, récemment annulée par la justice.
Sa disparition provoque une onde de choc dans le milieu journalistique. Plusieurs confrères reconnaissent désormais adopter une attitude plus prudente dans leurs interventions ou dans le choix de leurs invités. Les avocats du journaliste ont saisi les juridictions compétentes et envisagent de porter l’affaire devant la Haute Cour pour obtenir sa libération.

















