Le rappeur ivoirien Didi B fait face à une vive controverse depuis l’incendie qui a ravagé le marché Petit Lomé à Adjamé, dans la nuit du 14 au 15 mai. Un incident tragique qui a suscité l’émotion et l’indignation sur les réseaux sociaux.
À l’origine de la polémique, la présence d’une affiche publicitaire du chanteur visible sur les premières images du sinistre. Rapidement, l’attention s’est portée sur une publication de Didi B, dans laquelle il partageait une photo du marché en flammes, accompagnée de la légende « Bayo », un mot souvent associé à ses productions artistiques.
Cette publication a été jugée déplacée par de nombreux internautes, qui y ont vu un manque de respect envers les commerçants sinistrés et les victimes de l’incendie. Certains y ont même perçu une forme d’autopromotion malvenue dans un contexte dramatique. Face à la montée des critiques, l’artiste a rapidement supprimé le post controversé.
Quelques instants plus tard, Didi B a publié un nouveau message, cette fois pour exprimer sa compassion :
« Je viens d’apprendre avec une profonde tristesse le drame survenu au marché Petit Lomé. Mes pensées vont aux commerçants et familles touchés par cet incendie. Je partage leur douleur et j’espère que les autorités prendront des mesures pour les aider à se relever. Ce n’était pas mon intention de manquer de respect ou d’insensibilité. »
Malgré ce mea culpa, une partie de l’opinion publique reste sceptique. Certains internautes estiment que cette réaction est intervenue trop tard, et qu’elle aurait été motivée davantage par le tollé provoqué que par un élan sincère d’empathie.
Pour l’heure, Didi B n’a pas fait d’autre déclaration publique. L’affaire relance en tout cas le débat sur la responsabilité des personnalités publiques face aux drames nationaux, et sur l’usage des réseaux sociaux en période de crise.

















