Au Nigeria, les manifestations contre la hausse des prix ont pris une tournure violente, faisant 21 morts selon Amnesty International. La colère monte depuis que le président Bola Tinubu, en poste depuis mai 2023, a mis en place des réformes économiques libérales, notamment la réduction des subventions au carburant et la libéralisation du taux de change, ce qui a triplé le prix de l’essence et fait grimper l’inflation à 34%.
Face à ces protestations, les autorités ont durci le ton. Le chef d’état-major de l’armée, le général Christopher Musa, a dénoncé l’utilisation de drapeaux étrangers par les manifestants, considérant cela comme un acte de trahison passible de sanctions. Les manifestants, de leur côté, dénoncent la mauvaise gouvernance avec le mot-clé »endbadgovernance » et réclament la démission du président Tinubu. L’augmentation incontrôlée des prix et la montée soudaine des prix alimentaires, qui ont augmenté de plus de 40%, laissent de nombreux Nigérians dans une situation de grande précarité, ayant du mal à couvrir leurs besoins essentiels.

















