Le verdict est moins sévère que les réquisitions du procureur général, qui avait demandé dix ans de prison ferme lors de l’audience du 27 juillet. De son côté, la défense plaidait pour un acquittement.
Au cœur de cette affaire figure un enregistrement audio présenté comme une conversation privée. Si Adama Diarra a reconnu que l’une des voix était la sienne, il a contesté une partie du contenu et mis en doute l’authenticité du fichier. Ses avocats ont également remis en cause les conditions dans lesquelles cet enregistrement a été obtenu et exploité.
Selon les éléments du dossier, les faits sont liés aux préparatifs d’une manifestation prévue en janvier 2023. L’activiste affirme que cet échange était privé et n’avait jamais vocation à être rendu public.
Connu pour son engagement au sein du mouvement Yèrèwolo-Debout sur les remparts, Adama Diarra s’était fait remarquer par son soutien aux autorités de la transition malienne et avait également siégé au Conseil national de transition (CNT) après le coup d’État de 2020.
Francia Koné.

















